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Innover comme Google

Innover comme Google ? Pourquoi pas! Vous pourrez en tout cas vous inspirer de cette étude de cas pour mettre en place votre démarche.

La Base by CCI 9 décrypte ici pour vous, la façon d’innover de Google. Suivez-le guide !

Etude de cas Google
Google innovations

Innover comme Google – Inspirations…

 

Qui ne connait pas Google, le moteur de recherche au 91% de part de marché dans le monde ? Si vous vous êtes un jour un peu intéressé à Sergey Brin et Larry Page, vous avez dû entendre dire que ce sont deux geeks qui ont commencé dans un garage… Et qu’ils ont appelé Google ainsi, en référence à « googol » qui signifie 1 suivi de cent zéros, le reflet d’un code binaire. Ils ont lancé leur premier moteur de recherche en 1996 et depuis, non seulement Google existe toujours mais il est reconnu comme un des 5 GAFAM. Elle est donc parmi les entreprises les plus puissantes au monde. Alors, comment a-t-elle fait pour innover, réussir mais surtout perdurer ? Pour continuer à innover tout en se structurant suffisamment pour être cotée en bourse ? Pour salarier plus de 90.000 googlers de par le monde et conserver une culture d’entreprise innovante ? 

 Alors aujourd’hui, La Base essaye de vous aider pour que vous aussi, vous puissiez innover comme Google.

La culture d’entreprise de Google

 

Initiée, portée et propagée par des Geeks –

la culture d’entreprise selon Google pour innover comme Google

 

Une culture d’entreprise est très difficile à élaborer, elle se décide rarement et ne se propage pas par l’aération. Il faut un terreau, une pousse et des aliments (eau, soleil …). Chez Google, le terreau ce sont ses fondateurs : deux geeks. Des passionnés qui ont eu une idée et qui, ensuite, ont embauché d’autres geeks. Des personnes qui peuvent s’engager totalement pour une cause dès l’instant qu’ils se sentent en confiance et qu’ils ne sont pas dans un environnement trop contraignant. La pousse, c’est bien-sûr le moteur de recherche. L’idée est arrivée, elle a germé, s’est épanouie et a fait des émules. Mais elle a réussi à les surpasser tous car elle a été entretenue par l’innovation incessante des geeks qui l’avaient semée. Ensuite, les aliments, si nous filons la métaphore, ce sont toutes les personnes qui sont intervenues : des investisseurs, des femmes et des hommes comme vous et moi qui partageons des informations avec cette grande machine, parfois même à notre insu … mais qui participons quand même à son épanouissement.

Google vision

Une vision : Ne pas chercher à faire 10% de mieux, chercher à faire 1000% de mieux

Quand vous cherchez à innover, on l’a vu, vous cherchez la plupart du temps une solution. Eux aussi ! La différence, c’est qu’eux ne se limite pas dans la recherche. Ils pensent que les idées peuvent venir de partout, même de deux données contradictoires. Ils savent que pour dépasser nos stéréotypes (parfois inconscient), nos pensées limitantes, nos opinions (parfois tronquées) … il faut un objectif lointain. En effet, quand vous cherchez la légère amélioration, vous partez de données connues ; provenant d’utilisateurs habitués, de salariés experts, d’enquêtes exhaustives … Eux, ne s’encombrent pas avec ces données-là, ils les dépassent. En effet, celui qui a créé le produit ou le service les connait aussi, il y a déjà réfléchi ou va le faire prochainement. Ici, les Googlers partent d’une page blanche. Il n’améliore pas, ils repartent de zéro. Excellente idée à suivre, si vous aussi vous voulez innover comme Google. Mais attention, pas n’importe comment non plus. Ni pour eux, ni pour vous. Car, chez Google aussi, il y a des règles.

Sécurité psychologique
Google Geek

Un sens, une cause, un pourquoi – le socle d’une culture d’entreprise

 

Appelez-le comme vous voulez … je vous ai mis ici quelques noms donnés par de grands hommes à cette idée, mais l’essentiel est là. Chez Google, la cause à défendre, le sens de l’engagement ou le pourquoi de l’innovation, c’est le partage de l’information. Ils veulent que tous les hommes puissent avoir accès à l’ensemble des informations dont ils ont besoin, dès qu’ils en ont besoin et de la façon la plus simple possible. Ainsi, chez Google, on applique le Quadrant Pasteur. En effet, Donald E. Stockes a classé la recherche selon ses buts premiers : faire de la recherche fondamentale pour faire avancer les connaissances de l’Homme ou faire de la recherche pour résoudre des enjeux sociétaux. Pasteur, comme Google, allie les deux. Les googlers se donne pour mission d’innover en profondeur, de faire avancer l’Homme, tout en gardant à l’esprit que les découvertes doivent être les plus pragmatiques possibles pour aider le plus grand nombre.

Google Objectif

Leurs sources d’idées : toutes

On le rappelle, leur cause c’est l’information libre, disponible et donc partageable. Les échanges sont vivement conseillés, voire encouragés. Encore aujourd’hui, les fondateurs organisent des réunions hebdomadaires (appelées TGIF pour Thinks God It’s Friday) où tout le monde peut participer. La bienveillance est de mise. En 2012, Alphabet (la raison sociale de Google) a lancé une étude pour mettre en exergue le secret de la productivité de ses équipes. Et le résultat est sans contestation : la sécurité psychologique. Voici une explication de ce principe par Amy Emedson, professeure en leadership et management à Harvard Business School.

« Il s’agit d’un cadre dans lequel les salariés n’ont plus peur de prendre des risques, un climat dans lequel ils ne craignent pas d’assumer leurs erreurs. (…) Il ne faut bien évidemment pas se réjouir des erreurs. En revanche, on peut se réjouir de leur capacité à nous faire réfléchir. »

On retrouve ici deux principes fondamentaux pour Google : avoir le droit de se tromper et accueillir toutes les idées avec bienveillance, peu importe d’où elles viennent.

La méthode Google pour innover continuellement

Une obligation : le test-and-learn

 

Accueillir toutes les idées avec bienveillance c’est bien me direz-vous mais encore faut-il en avoir les moyens : humain, financier, partenarial … Au départ, Google donnait à chacun de ses salariés 20% de « temps libre » à consacrer à une mission de son choix : œuvre caritative, projet annexe … dès l’instant que la mission pouvait avoir un intérêt, à un moment ou à un autre pour Google. Mais le choix était quand même très vaste. Et de belles réussites ont suivi, on pensera notamment à Gmail qui est issue d’un de ces « projets 20% ». Depuis, les choses ont été revues, on vous en parle plus bas.

Design Sprint Google

Des assurances pour innover comme Google  : les données

Google analyse tout, étudie tout, quantifie tout. En interne, les googlers pratiquent le feedback 360. Ils s’évaluent entre eux : leurs collègues, leurs supérieurs, leurs subordonnés. Ils sont également évalués par leurs clients, leurs fournisseurs, leurs partenaires … Google s’évalue également par le biais d’une enquête : la Googlegeist. Une fois par an, le bien-être, les opportunités de carrières, les locaux, l’équilibre vie privée-vie pro … sont questionnés … et 90% des Googlers y répondent de façon anonyme. Les comptes rendus sont extrêmement détaillés et diffusés, l’ensemble des Googlers sont incités à en prendre connaissance et à agir pour améliorer les choses. Ils ont même une obligation : celle de faire au moins 2 actions par jour pour quelqu’un d’autre. Ça les oblige à faire preuve d’empathie, à échanger avec d’autres et surtout à travailler en équipe.

No limit à la créativité

…Sauf : les règles de gestion

Depuis son entrée en bourse, les deux fondateurs ont laissé la main de la direction. C’est fréquent et un peu obligé pour pérenniser l’entreprise dans ce monde capitaliste. Une innovation qui prend, qui devient rentable, se fait copier et si elle n’y prend pas garde, dépasser. Ainsi, il faut savoir continuer à la faire fructifier, tout en préparant à côté son « coup suivant ». Les fondateurs font ce qu’ils savent faire de mieux, ils cherchent, créent, innovent, pendant que les dirigeants font en sorte qu’ils aient toujours les moyens de le faire. Chacun est donc ainsi dans sa zone de génie. Comme on est chez Google, cette répartition est étudiée, quantifiée et expliquée. Ce sont leur 70-20-10. Cette répartition s’applique à l’ensemble des ressources – y compris au temps libre pour les projets annexes dont on parlait tout à l’heure. Maintenant, 70% des ressources sont allouées à l’activité principale. Celle historique (moteur de recherche) et celle vache-à-lait, selon la matrice BCG (la publicité). Puis, 20% des ressources vont aux projets liés à ses activités, pour les garder compétitifs et ne pas se laisser dépasser. Et enfin, 10% sont pour des projets sans lien avec l’activité : les étoiles, selon la matrice

Google Test and learn

Comme les Googlers n’avaient plus autant de temps à consacrer à leur mission annexe, Google a développé ses propres outils. Il a notamment adapté le Design Thinking à sa mesure. Chez Google, ils pratiquent le « Design Sprints », une semaine pour tester l’idée. En même temps, soit elle réussit et on peut l’améliorer pour la semaine suivante, soit elle ne réussit pas et on l’oublie… Moins de temps perdu … Par ailleurs, ce sont les rois de la Version Bêta. C’est le même principe : on teste le produit sur les clients et on l’améliore selon ses véritables besoins et ses attentes.

Google Analyse

Peu de limites…

On l’a vu, chez Google on est incité à voir grand, à œuvrer pour le bien commun. Les enquêtes servent aussi un peu de garde-fou car les risques sont quand même élevés. Un geek, passionné par son projet, qui a réussi plusieurs Design Sprints peut très vite se retrouver en burn-out. Les évaluations incessantes, même si elles sont bienveillantes peuvent aussi créer des climats de compétition. Même si on vous dira que ce ne sont pas des KPI qui sont évalués (indicateur clé de performance) mais des OKR (objectifs et résultats clés). Ainsi, chacun fixe ses propres objectifs et les propose à son manager chaque trimestre. De toute façon, le manager n’est pas un encadrant comme on peut en trouver partout mais plutôt un coach qui a pour objectif de sublimer tous les talents de son équipe. Il est ainsi encouragé à les former sur les soft-skills pour en faire des communicants et des leaders. En effet, innover c’est bien mais encore faut-il savoir vendre son innovation.

Google 70-20-10

Alors oui, Google a su innover. Oui, ce GAFAM a su s’imposer et pérenniser son entreprise et ses activités. Mais surtout, oui, il sait continuer à innover malgré le mastodonte qu’il est devenu. Les règles de gestion, l’entrée en bourse, la concurrence acharnée ont changé quelques paramètres mais, dans l’absolu, Google sait toujours innover. En effet, l’entreprise a su créer, dès le départ, une culture forte. Elle a su ensuite recruter, motiver et former des personnes à son image qui s’imprègnent totalement de cette culture. Et surtout, elle applique des techniques et méthodes extrêmement bien rodées. Alors, parfois, celles-ci sont un peu surprenantes, un peu intrusives voire carrément abusées, mais elles fonctionnent et elles permettent à Google d’être aujourd’hui encore sur le podium des entreprises innovantes. 

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